On me l'avait bien dit : En avril, ne te decouvre pas d'un fil...

On me l'avait bien dit : En avril, ne te decouvre pas d'un fil...
# Posté le dimanche 06 avril 2008 18:07

La mort du soleil

La mort du soleil
2 avril 2008 : Ça faisait bien longtemps que je n'avais plus utilisé un VRAI stylo et écrit sur une VRAIE feuille.. Premier réflexe : raturer. Recommencer. Le traitement de texte a le don de suggérer la perfection, les fautes sont corrigées et les ratures happées par le néant.

Quelque chose m'alarme... Un petit malaise... Je rode sur skyblog depuis quelques semaines et je vois fleurir des centaines de blogs d'adolescents sur cette plate forme... Mon Dieu, mais quelles drôles de fleurs !! Skyblog, bienvenue chez les suicidaires, apologie usuelle de la mort !

Derrière chaque blog se cache un petit bout d'histoire (malheureusement souvent camouflée sous une masse considérable d'images sans intérêts et de textes copiés collés). Mais parfois, derrière un commentaire, on découvre un peu de réalité, quelque chose qui sonne moins creux que le reste..

Reste encore une interrogation... Lorsqu' une jeune demoiselle de 13 ans évoque la mort comme une délivrance de la vie, est-ce normal que je sois dépassée ou suis-je déjà has been ? Et y'en a des milliers comme celui-ci, la mort, le suicide, la drogue, l'alcool.. Certes, depuis la nuit des temps, ce sont des sujets intarissables, autant par leurs attraits poétiques que par leur érotisme...

Dites moi qu'il s'agit juste d'apparences, de se donner un genre...

Tu l'as vécu, ce suicide ? T'as vu la tête de ta mère quand elle a retrouvé tes restes sur le bord d'une route ? Qu'elle a du mal a tout remettre dans ton cercueil, parce qu'il en restait encore sur les pneus des voitures...
Ou celle de ta femme lorsqu'elle t'a retrouvé dans la cave, pendu, alors la langue bleue, et la gaule dans le slip...

Tu l'as vécue ce viol ou cet inceste ? Quand il t'a défoncé l'anus et que tu as dû te faire recoudre a l'hôpital... Que ce jour-là, en plus d'avoir perdu ta virginité, t'as aussi perdu ta dignité ...

Tu t'es déjà retrouvé au milieu d'une guerre civile ? Ou souffert de la faim, de la folie ou de la maladie ?

Regarde par la fenêtre, le soleil et même les nuages te sourient...

La mort n'est pas une solution, petite fille. Tes parents te font chier, les mecs te trouvent moche, t'es mal dans ta peau, c'est pas une raison pour te foutre en l'air...

Personne ne peut échapper à la souffrance, mais n'est-ce pas la preuve que quelque chose coule encore dans tes veines ?

Dites moi qu'il ne s'agit qu'un effet de mode, dites-le-moi...
# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:47
Modifié le mercredi 02 avril 2008 15:16

Ca va mal...

Ca va mal...
Dis, pourquoi j'suis triste ?

La déprime m'empêche de parler, comme un papillon sur le bout de mes lèvres... Des sons légers, un peu éraillés, des mots lourds a porter...

Amène-moi loin d'ici, loin de Lui, redonne moi un peu de vie.

Dis, pourquoi tu pleures ?

A
deux, on s'en sortira, peut être. J'aimerais voir fleurir un sourire sur ton visage, un sourire éternel.
Je sais, un jour, tu partiras sur la pointe des pieds, pour ne pas troubler mes jolis rêves.

Pourquoi tu pleures pas ?

Pourquoi tu t'en fous? Pourquoi tu t'en vas déjà ?

Pourquoi l'amour rime avec consommation ?


Un rendez vous,
d
eux rendez vous,
trois rendez vous,
je vais voir mon dealer...
j
e sniffe ses regards,
fume ses mots doux,
et bois ses caresses.

# Posté le mardi 01 avril 2008 17:17

Le temps des cerises

Le temps des cerises
Danse tant ke tu le peux encore, petite fille... Danse à en avoir la nausée.

Bientot tes jambes ne seront plus assez rapides pour echapper au temps qui passe.

J'aurai beau pleurer et supplier la vie de ne pas me manger toute crue, la chute sera irrémediable.

Angoisse du crepuscule.

Le printemps arrive.



Je pars sur mes 20 ans, puis sur mes 40 et 60 ans. Je ne serai meme plus là pour assister au generique de Fin.

Esperons au moins que mon film à moi se termine sur un "happy end"...
# Posté le mardi 25 mars 2008 18:10

Rien d'autre qu'un reve...


La nuit était fraîche et joliment morbide, les rayons de la lune reflétaient d'étranges perles de rosée sur les herbes folles. Les grandes herbes frémissent, une de korale s'anime , dont le vent est le meneur ...Je suis installée dans ma voiture, dans un région inconnue, tout autour de moi, des collines couvertes de prairie laissée à l'abandon . Derrière ma petite vitre de voiture, j'assiste à un spectacle surnaturel, je plisse les yeux pour mieux observer la danse lascive de ce monde végétal.

Au milie
u de nulle part, un lutin surgit des broussailles, enfin, je ne vois pas très bien, il fait sombre (en plus, je suis myope). Ses yeux sont grimés de noir, cela ne fait ke ressortir d'avantages ses pupilles vertes electrik. J'suis totale flippée, il me parait inkiettant, on dirait un animal prét à bondir sur sa proie, mais paradoxalement, le lutin m'attire irrémédiablement vers lui. Quelque choz me dit qu'il n'est pas là par hasard. Je voudrais le rejoindre, lui parler, mais je ne peux pas sortir de la voiture et je me rend compte que je suis la prisonnière d'un film muet dont les scènes sont ponctuées par la chanson éternelle des herbes folles.

J
e ne peux plus attendre, il faut ke je lui parle, je décide de lui envoyer un mot... Je gribouille sur un bout de feuille quelques lignes que je laisse s'envoler par la fenêtre. Le vent fait valser mes mots dans l'espace, mes lignes dansent dans le vide et arrive directement dans les mains du lutin.

Il s'e
n va.

Je suis ras
surée, il a eu mon message, je m'endors paisiblement dans la voiture.

Le
soleil me réveille, ma lettre dort sagement à coté de moi, au dos, trois mots sont inscrits : JE TE REGARDE.




Il était bien, ce rêve.
Rien d'autre qu'un reve...
# Posté le mercredi 19 mars 2008 18:38
Modifié le mercredi 19 mars 2008 19:14